A propos

L’histoire d’un éleveur (presque) comme les autres

Un poulailler tombé du ciel (ou presque)

Voilà le truc amusant : j’avais trouvé un petit terrain à louer de quelques dizaines de mètres carrés pour faire un potager dans un jardin partagé. Et surprise ! Un poulailler était déjà construit dessus. Le destin, peut-être ?

Poulailler intégré dans le jardin potager diversifié
Poulailler installé au milieu du jardin potager avec cultures hautes, légumes et végétation dense.

Par la suite j’ai pris un autre terrain dans ce même jardin partagé pour mon potager (plus grand, et surtout pour que mes salades et mes oignons ne finissent plus déterrés ^^). Tout en gardant le poulailler sur l’autre parcelle. Et avec lui, mes ambitions ont grandi.

Tout a commencé par un coup de cœur sur Le Bon Coin…

Jeunes poules bleues à camail cuivré au poulailler
Mes poules Marans bleues en pleine forme. une race idéale pour des œufs extra roux foncé et un caractère calme.

Le 12 mars 2025, ma vie a pris un tournant inattendu. En scrollant sur Le Bon Coin, je tombe sur une annonce : deux magnifiques Marans bleu à camail cuivré. Quelque chose a craqué en moi. Après une rapide négociation avec ma femme, je rentrais chez moi avec Taya et Zit, mes deux premières poules qui pondent ces fameux œufs marron chocolat qui font rêver. J’ai quand même attendu 3 mois pour en voir la couleur. ^^

Le vendeur ? Un passionné fort bavard (très bavard même !) mais avec une générosité rare dans ses conseils. On voyait qu’il aimait vraiment ce qu’il faisait. Sans le savoir, il venait de transmettre le virus à un futur entiché des poules.

La réalité rattrape toujours les débutants

Poule rousse de réforme regardant l’objectif en extérieur
Poupoule, poule rousse de réforme, observant l’objectif dans son environnement extérieur.

Impatient d’avoir des œufs rapidement, j’ai très vite récupéré deux poules rousses de réforme. Mais la réalité de l’élevage m’a vite rattrapé : l’une d’elles n’a pas survécu la première semaine. Un coup dur qui m’a appris que l’élevage, ce n’est pas juste installer des poules et attendre les œufs.

La survivante, je l’ai appelée Poupoule. En rapport à son premier amour, Coco, le coq du voisin. Je le vois encore faire sa parade de l’autre côté du grillage.

L’arrivée d’Inou, le roi du poulailler

Coq Marans noir à camail cuivré, au jardin.
Mon coq Marans noir (NCC) en pleine forme. une race idéale pour des œufs extra roux foncé et un caractère calme.

Du même passionné qui m’avait vendu Taya et Zit, j’ai récupéré Inou, un magnifique coq Marans noir à camail cuivré. Mon objectif ? Aller vers la reproduction et gagner en autonomie. De plus les poules Marans noir à camail cuivré font des œufs encore plus foncés.

Mais l’intégration de coq’inou… quelle aventure ! Inou était très jeune à son arrivée et a eu un mal fou à se faire une place. Jusqu’au jour où il est devenu plus gros qu’elles. Là, les rôles se sont inversés ! Il en aura quand même fallu du temps.

Et depuis décembre, la magie opère : des œufs réguliers, même en plein hiver ! Bon, j’avoue, être au bord de la Méditerranée non loin de l’Espagne aide pas mal pour la ponte hivernale. Le climat doux reste un sacré atout.

Les galères qui forgent l’éleveur

Mes premiers mois d’élevage ont été une succession d’apprentissages :

Les intégrations difficiles : Chaque nouvelle arrivée dans le groupe m’a stressé (plus que les poules, je crois !). J’ai appris la patience et l’observation.

La guerre contre le gaspillage : J’ai changé de mangeoire pour réduire le gaspillage qui profitait… aux souris. Parce que oui, les poules attirent toute une faune !

L’invasion des poux rouges : Une vraie plaie qui m’a obligé à revoir toute mon approche de l’hygiène et la conception du poulailler. Une bataille continue, mais maintenant je sais m’y prendre.

Poupoule la fêtarde : Le jour où j’ai retrouvé Poupoule complètement bourrée après avoir laissé une pastèque fermenter dans le potager reste un souvenir mémorable. On apprend aussi par les situations absurdes !

Pourquoi ce blog ?

La passion des animaux, je l’ai depuis toujours. Même si j’ai une certaine peur irrationnelle de me faire mordre ou piquer, j’ai néanmoins un feeling presque mystique avec les animaux et qui plus est avec ceux qui sont distants avec l’homme d’après les dires de leurs propriétaires. J’ai grandi en observant mon grand-père élever ses poules, canards et lapins. Cette connexion avec les animaux ne m’a jamais quitté.

J’ai eu la chance de faire des stages dans des élevages à taille humaine et dans une ferme pédagogique qui regroupe de nombreuses races différentes de poules. Croyez-moi, se faire attaquer par un Brahma immense, c’est… flippant ! Mais ces expériences m’ont appris énormément sur le comportement des volailles et la diversité de leurs besoins.

J’ai créé Réussir ses Poules pour une raison simple : regrouper toutes les informations essentielles qui peuvent aider n’importe qui à réussir son élevage de poules sans tracas. Pas de blabla, pas de théories fumeuses. Juste du concret, du testé, du vécu.

Je veux partager cette passion qui m’anime et créer une ressource complète où chaque éleveur particulier peut trouver des réponses claires à ses questions.

Ma mission est simple : vous aider à avoir des poules en pleine forme, des œufs réguliers, et surtout, devenir un éleveur serein qui prend du plaisir dans cette belle aventure.

Parce qu’élever des poules, c’est bien plus que de la nourriture. C’est un pas vers l’autonomie, un retour aux choses essentielles, et une source de satisfaction quotidienne incomparable.

Coq et poules en parcours extérieur
Coq entouré de plusieurs poules évoluant librement sur un parcours extérieur végétalisé.

Aujourd’hui dans mon poulailler

Installé au bord de la Méditerranée, non loin de l’Espagne, j’élève actuellement :

  • Taya et Zit, mes Marans bleues à camail cuivré qui continuent de me régaler avec leurs œufs chocolat
  • Poupoule, la rescapée rousse qui profite de la vie
  • Inou, mon magnifique coq Marans noir à camail cuivré qui règne maintenant en maître

Mes poules sont en liberté dès que je suis au jardin. Je continue à faire évoluer leur bien-être au quotidien et je tends vers toujours plus d’autonomie pour leur alimentation. C’est un projet de longue haleine, mais chaque avancée est une victoire.

La reproduction ? C’est pour bientôt. J’espère voir une petite troupe de poussins issus de mes reproducteurs dans les mois à venir.

Mes motivations ont évolué depuis mars 2025 : au-delà de la compagnie et des œufs, c’est cette quête d’autonomie qui me pousse à aller plus loin. Créer un petit élevage familial résilient, comprendre les cycles naturels, réduire ma dépendance… C’est ce qui m’anime aujourd’hui.

Rejoignez l’aventure

Si vous débutez, si vous galérez, si vous cherchez des conseils concrets, vous êtes au bon endroit. Je partage ici ce qui marche (et ce qui ne marche pas) dans mon poulailler.

Parce qu’au final, nous avons tous le même objectif : des poules heureuses, des œufs de qualité, et ce sentiment de fierté quand on réalise qu’on a créé quelque chose de beau et d’utile.

Bienvenue dans la basse-cour !


Vous avez des questions ? Des expériences à partager ? N’hésitez pas à me contacter ou à commenter les articles. On apprend tous les uns des autres !

    Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager! =)